Soumis par journaliste le jeu, 30/09/2010 - 12:29
Point-Afrique - initiateur des vols sur Gao (1995), Agadez (1996), Atar (1997), la Libye (1999), Tamanrasset (2000), Djanet (2001), Timimoun (2008) se doit, en raison des circonstances actuelles, de stopper net les 4/5e de son activité. Cette décision émane de son Président Maurice Freund qui dans une newsletter (N°39), fait une analyse de la situation sécuritaire dans le Sahara et le Sahel et du bilan de sa société.
« Nous avons perdu une bataille contre AQMI. Pour l’instant, nous devons réduire la voilure», note le président de Point Afrique. Au regard de la situation qui
prévaut dans le Sahel, Point-Afrique a décidé de suspendre ses vols en direction de la Mauritanie jusqu’à Noël. De faire une vérification et un état des lieux en octobre et si les conditions sont
réunies, d’approfondir des formations sécuritaires des guides et des chameliers et un renforcement des moyens de communication. En sus de la suspension des vols en direction de la Mauritanie,
Tamanrasset, Djanet et Timimoun(Algérie), Agadez (Niger), Gao (Mali) observeront un arrêt total, d’après Maurice Freund. Par ailleurs, il a annoncé le maintien des activités au sud de Niamey
(Niger), Mopti et en pays Dogon (Mali).
Maurice Freund fait un bilan de Point Afrique et parle de son avenir dans le Sahara et le Sahel
Concernant les causes de cette décision, Maurice Freud affirme
Cette décision draconienne découle de l’accélération ces dernières semaines de la
montée en puissance des cellules terroristes au sud de l’Algérie, au nord du Mali et du Niger.
Certains de nos confrères ont décidé de maintenir leur offre sur l’Algérie, pour laquelle il est vrai la demande reste encore forte... Sans vouloir nous plier sans
discussion aux recommandations des Affaires Etrangères du quai d’Orsay, force est de reconnaître que le danger est devenu démesuré. Bien que téméraire (je l’ai prouvé à maintes reprises), je ne
suis pas fou. Pour avoir été pourfendeur des règles établies et jusqu’au boutiste des causes les plus perdues, force m’est de reconnaître que l’adversaire est d’une dangerosité nauséabonde et les
risques incommensurables. Ma déontologie m’interdit de chercher à relever un tel défi!
C’est donc en toute humilité que j’ai décidé que cet hiver Point-Afrique n’ira que là où nous sommes raisonnablement sûrs de la sécurité et où nous sommes protégés
par la population locale (ce qui n’est plus vrai malheureusement dans certaines zones spécifiques). Il est en effet impossible de jouer avec la vie des gens, tant ici que là-bas.
Et pour la Mauritanie: affaire à suivre!
Une Analyse de la situation
Le phénomène des prises d’otages a débuté vraiment vers 2003 dans le sud algérien. Une opération menée par Abderrarak el-Para (ancien officier de l’armée
algérienne) dont l’adjoint n’est autre qu’Abdelhamid Abou Zeid, l’actuel émir qui opère à la frontière algérienne au nord-est du Mali, dans les montagnes de l’Ifoghas.
Aujourd’hui trois émirs, pas toujours d’accord entre eux, sont les principaux leaders d’AQMI (branche maghrébine d’Al Qaida). Leur chef (Abdelmalek Droukdel) dirige
le mouvement depuis la Kabylie. Le quatrième et dernier émir en date, Abdelkrim, surnommé Taleb, est touareg et ancien imam de Khalil au Mali. C’est l’un des rares émirs non algérien et il règne
sur un groupe de soixante hommes.
Si la population touarègue dans sa grande majorité n’est en aucun cas complice des terroristes et n’est pas attirée par leur fanatisme religieux, force est de
constater que de jeunes touaregs rejoignent cette nébuleuse et lui prêtent main forte (appât du gain? engagement sincère? le choix des motivations est vaste...). Parmi les terroristes tués lors
de l’assaut de l’armée mauritanienne au nord du Mali de ces dernières semaines, on dénombre quatre touaregs!
L’un de mes amis, Ag Aroudeni, frère de l’amenokal des Oulmeliden (la plus importante tribu touarègue) m’avoue «ne plus comprendre». Et m’a fait part de son
inquiétude, car depuis quelques temps dans sa commune (grande comme cinq départements français!) il voit s’installer des prêcheurs, certains originaires du Pakistan, venus enseigner le salafisme.
Leur prêche s’accompagne de construction de puits, d’aide aux populations et bien sûr de la construction de mosquées. Ils ne sont pas terroristes, mais ils en font le lit en instrumentalisant
l’Islam à des fins politiques.
Il y a peu de temps, les membres d’AQMI n’étaient qu’une poignée de cent à deux cents hommes. Aujourd’hui ils approchent, voire dépassent les mille combattants...
et des cellules dormantes naissent partout!
L’influence d’Aqmi en Algérie, au Mali et au Niger
Les problèmes sont similaires dans ces trois pays, où les gouvernements n’accordent aucune
confiance à leurs ressortissants touaregs (et vice-versa). Alger se méfie du sud, Bamako et Niamey se méfient du nord. Les deux rébellions touarègues de 1990 et de 2007 n’inspirent pas - de part
et d’autre - une franche coopération.
Plus grave: les touaregs sont divisés (on les a divisés pour mieux régner?). Certains chefs de ces rebellions se sont vu offrir des postes importants dans les
administrations et les ex-combattants de base ont été laissés pour compte. Cela crée des frustrations, de la jalousie, voire de la haine.
Pire: une certaine élite aux gouvernes de ces pays, trempe dans les divers trafics cités. Les sommes d’argent générées sont colossales et chacun y trouve son dû.
AQMI joue les «parrains» en protégeant ces activités illégales et prélève sa dîme. Des complicités s’installent.
L’extrême pauvreté et l’absence d’avenir servent de catalyseur aux jeunes pour lesquels il n’y a plus foi, ni loi. En perte d’identité et de dignité, leur haine de
l’Occident - vu comme le prédateur de leurs ressources minières - enfle.
La présence de nos militaires sur le sol nigérien est ressassée en boucle par les chaînes de télévision. Quelle humiliation pour un pays souverain!
En Mauritanie
Le cas de ce pays apparaît bien différent. Déjà, il n’y a pas de problème de confiance entre le nord et la capitale. C’est le seul
pays où les tribus nomades sont maîtresses de leur destin.
S’il est vrai que l’avant-dernier gouvernement avait, pour des raisons d’équilibre politique, une tendance à fermer les yeux, voire à favoriser certains partis
prônant un régime islamiste, il n’en est plus de même aujourd’hui. Le nouvel homme fort, le général Aziz, s’est engagé dans une lutte sans merci contre l’intégrisme et ses violences. Il agit de
manière assez efficace en jouant sur trois leviers: la Lutte contre la pauvreté: la mobilisation d’imams, l’armée dispose de véhicules neufs, de stocks de carburants et les consignes sont
strictes. Si la totalité du pays n’est pas encore quadrillée, d’importantes zones sont quasi hors de portée d’une quelconque intervention d’AQMI.
Action du Point-Afrique dans l’Adrar mauritanien
A l’automne dernier, après consultation du Premier Ministre mauritanien, nous avons pu engager- en concertation avec les autorités chargées de la sécurité - une
formation de tous les guides de l’Adrar, qui ont été équipés de balises Argos.
les échanges d’une heure, au printemps dernier, avec le chef de l’Etat mauritanien, m’ont permis de mesurer l’importance qu’il donne à cette lutte sans merci. Il
m’a également confié son souci de voir le tourisme se maintenir en raison de l’impact indéniable de cette activité dans la lutte contre la pauvreté (son autre fer de lance).
Qu’en est-il du devenir de Point-Afrique?
Il n’en reste pas moins que les décisions prises auront un impact économique inévitable sur les hommes
et les femmes qui, de ce côté-ci de la Méditerranée, font vivre l’entreprise. Les plus observateurs parmi vous en auront peut-être noté les premières conséquences, telles que la fermeture de nos
bureaux de Marseille ou la réduction de l’amplitude horaire d’ouverture de notre agence parisienne. Encore ne s’agit-il là que de signes avant-coureurs d’autres replis à venir - malheureusement
inévitables dans la conjoncture actuelle.
Nous ne pouvons pas préjuger de l’avenir. A l’heure actuelle, il apparaît fort sombre. Mais nous ne baissons pas les bras.
La situation de l’entreprise reste saine. Nous n’avons pas de dettes, nous ne dépendons pas des marchés financiers. La crise qui couve depuis maintenant plus de
deux ans a amoindri notre trésorerie, elle ne l’a pas asséchée - au prix d’une sévère cure d’amaigrissement.
Demeure l’envie de continuer à nous battre. Aujourd’hui plus que jamais, il nous apparaît impensable de déserter le champ des relations Nord-Sud et de l’abandonner
aux seuls bruits de bottes, aux seuls intérêts cupides qui semblent désormais la marque de fabrique d’une certaine politique française, et plus largement mondiale.
Thièrno Souleymane CP Brakna
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Soumis par journaliste le jeu, 30/09/2010 - 12:29
Le chef de la mission a é abordé avec les autorités locales toutes les actions entreprises jusqu’ici en faveur de la protection des cultures. Dans ce cadre, il a
parlé des forces et faiblesses du projet de lutte contre le criquet pèlerin au sahel en général en dans notre pays en particulier, notamment de l’utilisation des quantités importantes de
pesticides qui nuisent à la santé humaine et animale. Il a esquissé des pistes allant dans le sens de l’amélioration du système de protection des végétaux et qui respectent les normes de
l’environnement en la matière et surtout la santé des populations. D’un autre côté, il a parlé de la responsabilité de l’Etat dans la gestion des pesticides (importation, distribution,
utilisation, formation des paysans dans l’utilisation des pesticides). Il a affirmé que l’utilisation de ces pesticides occasionne des dégât collatéraux importants et il n’existe pas trop de
moyens pour lutter cotre les oiseaux. La lutte contre les mauvaises herbes (le typha notamment) et son impact négatif sur les rendements ont occupé une bonne partie de son intervention. « je
suis venu recueillir l'avis des autorités et proposer des pistes pour faire face à cette situation en prenant beaucoup de précautions, compte tenu de la fragilité de ces zones agricoles »
a-t-il conclu.
Les autorités ont salué l’initiative du CIRAD et dit toute leurs préoccupations vis-à-vis des risques que représente l’utilisation de ces pesticides dangereux
pour les végétaux et la santé de l’homme. Les paysans ne sont préparés pour bon nombre d’entre eux à l’utilisation de ces produits dangereux. Le maire de Boghé a a évoqué le problème des
quantités pesticides stockées dans le passé dans les magasins du service de l’agriculture ainsi que les risques sanitaires qu’ils représentent pour la population. Il a également rappelé
l’impact négatif des pulvérisations antérieures sur les cultures et la faune dans le département.
Les participants à cette réunion ont convenu de la nécessité de renforcer les capacités des Agents de Vulgarisation de Base (AVB) qui ont des difficultés de gérer
ces pesticides à plus forte les paysans. Le chef du service régional de statistiques agricoles et chargé du suivi de la campagne, M ; Cheîkh O Berrou a fait un long exposé sur la situation
agricole de la région et mentionné la bonne pluviométrie obtenue au cours de cet hivernage ainsi que la remonté de la crue du fleuve. Le manque de moyens de lutte, la dispersion des efforts
entrepris dans ce domaine et l’absence d’organisation entre agriculteurs et éleveurs amoindrissent le résultat en matière de lutte contre les ennemis des cultures selon Tahar
Rachadi.
Face à cette situation, le CIRAD propose de nouvelles méthodes alternatives. Parmi celle-ci, le dénichage des oiseaux avec l'implication des populations locales
en allant les trouver sur place, la destruction des niches et des œufs. En clair, identifier les zones de reproduction et agir avec efficacité. La mission a suggéré également de monter une
force mixte interétatique pour agir contre le fléau des criquets pèlerins et la mobilisation des populations elles mêmes pour détruire ces nichoirs en usant de tous les moyens de communication
disponibles (radio, affichage, télé). Il donné l’exemple de l’OCLALAVE (organe interétatique) dans le passé qui remplissait bien ce rôle. En définitive, le CIRAD propose de nouvelles
alternatives (sans les pesticides) et il étudie les voies et moyens par lesquelles, il pourrait transmettre ces alternatives de lutte contre les ennemis des cultures (les oiseaux
particulièrement) aux paysans. A la question de savoir si ces nouvelles alternatives ont été expérimentées quelque part, le chef de mission répond par l’affirmative en parlant d’expériences
déjà développées au Burkina Faso et au Mali sur la spéculation diu sorgho.
Thièrno Souleymane CP Brakna
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Soumis par journaliste le jeu, 30/09/2010 - 12:25
Investie depuis 2005 dans la prospection pétrolière onshore à Taoudeni, après la signature de contrats de partage de production avec l’Etat mauritanien (on ne
connaît pas encore la clef de répartition), Total avait entamé dès 2009 un forage de prospection dont les résultats avaient suscité beaucoup d’espoirs. Les études sismiques et géologiques
confortaient Total dans son aventure exploratoire dans le bassin de Taoudeni. Nonobstant ces indices encourageants et probablement du fait de la déconvenue de l’exploitation offshore annoncée
à 75.000 barils/jour en 2007 avant de connaître une chute libre stagnant à 10.000 barils, Total semble avoir privilégié la prudence aux effets d’annonce stérile.
Néanmoins, elle est parvenue avec le premier forage à mettre en relief, une première fois, la présence d’hydrocarbures. Les espoirs de découverte sont tels que
Total n’a pas eu beaucoup de mal à convaincre certains investisseurs à le suivre dans ses recherches pétrolières en Mauritanie. C’est ainsi que –en dépit du désengagement de ses entreprises
déjà installées dans le pays comme la Naftec- l’Algérie par le biais de Sonatrach a acquis, dès 2008, 20% de participation dans les Ta7 et Ta8. C’est d’ailleurs ce dernier forage qui servira
de test pour Total comme en témoigne le responsable de Total indiquant que son groupe « venait d'achever un forage au "Ta8" de Taoudenni, au nord-est de Ouadane, et qu'il était venu en
informer le président mauritanien». Un autre investisseur arabe Qatar Pétroleum International est aussi concerné dans ce forage pour sa prise d’actions de l’ordre de 20% également. Quelles
sont les réserves et le coût de production éventuels ? Sur ces questions, le responsable de Total ne déroge pas à la consigne de prudence.
Dans une déclaration relayée par l’agence mauritanienne d’information, le responsable de Total précise ;"Nous allons rentrer, dans les jours qui viennent, dans
la phase de tests, c'est-à-dire que l'on va mesurer la qualité et la quantité des hydrocarbures ». Cependant pour ne pas susciter des espoirs démesurés, le responsable de Total qui s’est dit
tout de même confiant a encore ajouté qu’il faudra attendre quelques semaines pour en savoir plus sur le potentiel pétrolier de Taoudeni. Ce n’est donc qu’à la suite de ces tests de
production que l’on saura si une nouvelle phase de production, qui nécessitera sans doute des investissements conséquents serait envisagée.
L’annonce de ce test de production sur le forage Ta8 a été faite à l’issue d’une audience que le président de la République a accordée à Jean-François Arrighi
de Casanova, directeur Afrique du Nord de Total.
La coïncidence de cette découverte et son annonce avec les vicissitudes sécuritaires aux confins de la frontière algéro-malienne font croire que certaines
sphères, aidées par le rôle de l’Aqmi dans cet espace, verraient d’un mauvais œil une telle perspective.
Jedna DEIDA
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Soumis par journaliste le mer, 29/09/2010 - 15:14
Pour J. Peter Pham, il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’organisation terroriste Al Qaeda recrute de plus en plus de mercenaires aguerris pour parvenir à
ses fins notamment pour renflouer ses caisses par les rançons versées par les pays européens dont les ressortissants sont kidnappés par ces mercenaires à la solde de Al Qaeda.
J. Peter Pham, qui alerte sur la gravité de cette tendance au recrutement dans les terreaux qui s’offre à l’organisation terroriste, cite entre autres le cas
d’Omar Sahrawi. Mais pour lui Omar Sahrawi n’a jamais fait partie de l’organisation de Al Qaeda au Maghreb Islamique (Aqmi). Il s’agirait bien selon lui d’un membre influent de l’oligarchie
militaire du Polisario qui depuis de longues années déjà avait offert ses services à cette organisation et aux trafiquants de tout acabit. J. Peter Pham cite le cas de Omar Sahrawi
convaincus en même temps que trois autres vétérans du Polisario, à savoir, Mohamed Salem Mohamed Ali Ould Rguibi, Mohamed Salem Hamoud et Nafii Ould Mohamed M’Barek, comme partie visible de
l’iceberg.
Le rôle de Omar Sahrawi, dans le cadre de la prise d’otages espagnols de ACCIO SOILDARIA et de l’échange qui a suivi leur libération, conforte le chercheur
dans ses analyses sur les liens étroits entre ces mercenaires « payés par Mokhtar Belmokhtar, Khaled Abou al-Abbas, Laâouar », commandant l’Aqmi au Sud du Sahel. Les mercenaires avaient été
payés « pour organiser et exécuter » l’enlèvement des espagnols au profit de cette organisation terroriste. Le chercheur met encore en évidence la participation de douze autres personnes
mises en accusation par le procès de Nouakchott pour leur complicité avérée. Le chercheur regrette d’ailleurs que les tractations pour la libération des espagnols aient permis à Omar
Sahrawi de servir de monnaie d’échange en plus des sommes faramineuses déboursées par Madrid pour récupérer ses citoyens de l’emprise des terroristes.
Mieux encore pour J. Peter Pham, l’attaque menée par les forces mauritaniennes et françaises qui ont tué six terroristes en juillet révèle diverses identités
parmi les victimes. Toutes auraient été recrutées par l’Aqmi pour leur expérience militaire ou leur parfaite connaissances du terrain. Même si cette étude ne fait que confirmer les
suspicions corroborées par l’arrestation de Omar Sahrawi et de ses acolytes dans l’enlèvement des espagnols en Mauritanie, elle n’en offre pas moins une nouvelle intrigue sur les raisons de
l’engagement des mercenaires dans le camp de la nébuleuse terroriste. Malgré les démentis «officiels » du Polisario, dépêchant des missions à Nouakchott, après l’arrestation du principal
inculpé, la citation de «L’homme du désert » (Omar Sahrawi) dans l’enlèvement des otages espagnols, la revendication de sa libération par l’Aqmi ainsi que son implication présumée dans les
trafics illicites prouvent que les mercenaires acquièrent un statut dangereux dans l’échiquier militaro-financier de l’Aqmi. Les frontières mauritaniennes pendant longtemps poreuses à ces
activités sont de plus en plus sécurisés notamment depuis la mise en place en décembre 2009 du corridor de sécurité et le démantèlement en février 2010 d’une colonne armée jusqu’aux dents,
en possession de plusieurs tonnes de cocaïne. C’est peut être aussi pour cette raison –depuis que l’étau s’est resserré contre elle- que l’Aqmi tente de porter un coup dur au pays. Mais
pour J. Peter Pham, tous les pays de la région n’ont pas le même agenda face à cette dynamique de «prises d’otages qui offre aux terroristes les moyens dont ils ont besoin» pour continuer
d’exister. Alors à qui pourrait profiter de cette anarchie terroriste aux frontières des Etats ? That’s the big question. De la réponse à cette interrogation fuse aussi celle en rapport
avec l’efficience de la mise sur pied d’un commandement unifié de lutte contre le terrorisme dans la sous-région.
Jedna DEIDA



